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L'existence des caisses a permis très rapidement d'en faire
l'instrument d'une politique sociale professionnelle importante
. Tout naturellement, la loi du 21 octobre 1946 leur a confié
l'application avec l'UCF des dispositions
législatives et réglementaires sur le chômage
intempéries (Art L.5424-6 à L.5424-7 et D.5424-7 du Code du Travail).
L'UCF a pour mission de verser les fonds qui permettent aux
entreprises d'alléger le coût de l'indemnisation qu'elles
assurent à leurs salariés lorsqu'elles sont touchées
par les arrêts de travail imputables aux intempéries.
En cas d'intempéries faisant obstacle à la poursuite
du travail sur les chantiers, les employeurs qui ne peuvent réemployer
les salariés à d'autres travaux n'ont pas à
maintenir le salaire, mais doivent néanmoins leur verser
une indemnisation (indemnité de chômage intempéries).
Cette charge pouvant être variable suivant les époques,
les activités ou les régions, le législateur
et la profession ont mis en place, dans l'intérêt des
entreprises, un régime de péréquation nationale
géré par l'UCF avec le concours de caisses de
congés payés.
Ce régime permet de procurer aux entreprises, sur leur demande,
dans certaines conditions et par l'intermédiaire des caisses
de congés payés, auxquelles elles sont affiliées,
un remboursement au titre des indemnisations qu'elles ont eu à
supporter. Le financement est assuré par les cotisations
intempéries versées par les entreprises.
Le régime intempéries a une importance sociale non
négligeable. Il permet aux entreprises d'étaler les
risques et d'assurer une indemnisation à leurs salariés,
tout particulièrement lorsque l'interruption du travail est
indispensable à leur sécurité ou à la
protection de leur santé
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